vendredi 20 mai 2011

Lir'x.

L-I-R-X.
Si tu veux, je t'explique
le secret de mon blason. C'est un sens a chaque lettre.
Je sécrète sur ce son un doux parfum de hêtre.
Lir'x c'est mon blase.
Lyriqs c'est une phase.
Et si c'est nase
Tant pis je trace.
Trempé au doux bourbon pendant la répression.
Assis en caleçon j'attends la réaction.
Et mon âme part en flamme
si ma came s'effrite
si ma femme me quitte.
Je me vois pas sans elle. Mettre les points sur les I.
Et même si je manque d'air, j'suis le lion aux rimes X.
Je veux me faire la belle car je déteste ma vie.
Si je préfère me taire c'est que j'ai des pensées tristes,
noires même c'est de la grêle. Et si je pousse un cri,
c'est que je touche l'enfer. oui mon blase c'est Lir'x.
Lir'x c'est une basse,
un son de jazz.
Une larme invisible roulant sur L'extérieur
de ma joue. Si je joue
de ma bouche sort la boue
de la vie. Si j'écris
ici c'est que le lion est mort, ce soir.
Il fallait bien que je te dise bonsoir...

vendredi 30 janvier 2009

Petite madame.

On m’ traite de sale pute
parce que j’ai baissé mon fute.
J’ suis pas un bonhomme. Je n’ vends pas des tonnes
de drogue. La mode
j’ l’emmerde. Je veux pas perdre
mon gosse. Mon boss
me force à faire dix passes par jour. Toujours pas de quoi payer mon loyer
J’ me donne en spectacle. C’est trente euros la place.
Le placement est libre. Mon téléphone vibre.
Je te parle de prostituées.
J’essaye de le faire avec respect.
Tu ramènes de la gaieté pas comme ces poupées.
Raper c’est vendre son image.
Y a ceux qui vendent celle d’un sage.
Y’a ceux qui ont la rage. Capter c’est prendre du large
face à ces idées. Place au respect
de l’individu. Qu’il vive dans la rue
ou qu’il y travaille. Pour un peu de maille
on est prêt à tout. Beaucoup deviennent fous.
Les macs se prennent pour des rois
mais tristes sont les filles de joies.
Les péripatéticiennes ne sont pas toutes des reines.
Mais ce n’est pas la peine d’avoir la haine
contre elles. Contre celles
qui font le trottoir. Pognon illusoire
elles visent. Je mise
sur la tolérance. Une prise de conscience.
Celles qui portent une ficelle ne sont pas forcément celles
qu’on croit. Dis-toi
que ta mère en porte. Que ton père en short
gaze sa fille sur son style.
Au fond de son cœur il l’aime et ça te pose un problème...

Pas envi de sourire.

Je suis triste et je glisse
dans ce jeu de piste
qu’est la vie. Mais ma vie
s’est couché dans mon lit
que je fais ma poésie.
Je m’inspire de ma vie,
mes textes sont précis.
J’ai pleins de ble-ci, c’ que j’écris
vient du cœur.
Ecoute-moi juste une heure
même si ça te met en pleurs.
Faut que tu reprennes en chœur
profite de la vie et meurs.
Cogite et comme une fleur
grandis. Je vis
pas dans un blanc nuage
mais pas dans un orage.
Sonnez le signal d’alarme
car parfois j’ai des larmes.
Personne pour les essuyer.
Personne pour me consoler.
La vie peut être une peste
mais il faut que je reste…
Triste est l’homme aux tresses
Comme une dernière messe
donnée dans un silence de mort.
La nature garde-t-elle les plus forts ?
J’en doute mais faut faire sa route.
A ma tristesse s’ajoute
la pluie…

Enervé ?



Refrain : Afrique, Antilles, Tiers- monde même combat ?
J’ m’applique. J’ fusille ce monde où les rats dominent les fauves.
J’amène ma prose et comme une rose sa beauté te pique.
Il fallait que j’ kick.


Premier couplet :


Les gens pensent que l’Afrique est un désert
donc j’adresse une prière à tous mes frères.
Qui savent que les cactus ne sont pas malades.
Que les touristes n’ont pas de gilets pare-balles.
Quand le G8 enlèvera ses œillères
il verra que le berceau de nos pères :
l’Afrique n’est pas remplie de terroristes.
Mais que c’est l’avenir de leurs propres fils.
Un jour nos pays seront pollués
au point qu’il faudra payer pour marcher.
Justement comment on a pu marcher
ou commercer nos richesses avec des shh…
J’oublie pas qu’ils nous ont pillés, volés
détestés ça se sont les faits.
Je sais qu’ils n’aiment pas notre couleur
noire.
Pourtant le café ils le prennent bien
noir ?
C’est bien un acteur de la traite des
noirs ?
Il y a un problème de perception faut croire
car ils bavent toujours sur notre or…
l’or noir…


Deuxième couplet :


J’suis vener quand les frères
respectent plus leurs origines.
Imagine
un chêne sans pilier. Un jeune s’enfuir
devant son rêve.
Moi j’ lève mon glaive
dès qu’on m’ dit que je vais pas y arriver.
Ca m’ fait rigoler…
Tant que je gis pas dans la terre de mes ancêtres
ils peuvent tous aller se faire mettre.
Un black vener de plus ?
Reste loin de mon anus.
J’ suis pas ta secrétaire.
Tiens-toi bien pour m’faire taire.
J’ suis vener
de voir ma terre
dans la pauvreté, dans la nécessité.
Mais la réalité c’est qu’ils nous ont baisés.
Ils nous ont exploités
depuis tant d’années.
Ils pensent à nous en dernier
quand il s’agit d’aider.
Mais quand faut nettoyer
ils pensent à nous en premier.
Colonisés et exportés, exploités,
arrangés, exposés dans les zoos.
On n’avait que la peau sur les os.

Qui je suis?



Refrain : J’ suis qu’un homme et ma sueur est la somme de mes peurs. Premier tome ; cette lueur elle résonne par mes pleurs.


Premier couplet :


Je suis un grand timide,
amateur de cidre.
Je suis un banlieusard ;
j’ m’installe comme un cafard
là où c’est propre. Las de ces profs
qui veulent que j’aime Napoléon.
La France me met la pression.
Elle n’aime pas mon rap.
C’est elle qui me braque,
j’ai toujours évité les arnaques
Me passe pas au four comme la barbaque.
J’aurais préféré gambader. J’ voudrais arrêter de gamberger,
ce monde me fait gerber. Cette blonde a bien cerné
mon caractère. Et à l’envers
elle veut me la faire encore une,
trop d’ connes m’ont fait prendre la plume.
Je suis l’homme aux tresses désolé si j’ te vexe.
Mon sac à dos est perplexe. La Bac adore et déverse
sa haine, sa peine.
La mienne est veine,
et ressemble à la Seine…


Deuxième couplet :


Je baffe l’instant quand je bois je cautérise mes ondes.
J’ai mal aux dents quand je vois la carie de ce monde.
J’ suis un nounours en chocolat
viens prendre ta part. J’ suis qu’un gaillard
qui se couche tard.
Je fuis et ma course s’arrête là
où commence la tienne.
La vie est une chienne,
elle a trop d’enfants armés violés.
Je suis pas un d’entre eux je sais,
qu’elle chance j’ai,
je suis français.
Et fier de l’être. Hier j’ai fait la fête,
pendant que d’autres allaient chercher leur chèque,
qu’ils arroseront avec un whisky sec.
Je suis émotif, bien trop de motif
dans ma tête,
colorée est ma peste. Habillé en converse,
non je suis pas. Je suis un gars
à l’ancienne, je prône la paix.
Je fais ma crème dans le respect…


Troisième couplet :


Je fais pas la musique de Mozart.
J’ suis qu’un grand flemmard.
Je sais que le fric a tué mon art.
J’aime pas trop les stars.
Je suis le manque de confiance.
Je fuis le tank des instances.
En un instant, je passe du rire aux larmes, mélancolique
est mon printemps. J’efface l’hiver d’ mon âme
Mais alcoolique est mon écriture.
Je suis une peinture
murale qui fuit sur le trottoir. J’ai mal,
au mic j’ suis insomniaque. Le trac
m’a submergé. J’ me suis noyé
dans la réécriture du scénario,
quitte à avoir une fracture au cerveau.
Ma douleur est une perceuse.
Mon sourire est contagieux.
La vie n’est pas un jeu.
Mais je veux être le feu,
la flamme de mon esprit,
je crame et c’est ainsi.
Lir’x c’est ma vie…